La confiance et la sécurité pourraient freiner l’Internet des Objets

Grâce à l’Internet des Objets (IoT), certains d’entre nous lorgnent déjà des appareils ménagers de tous les jours avec quelque chose proche de la suspicion.

Bien qu’il puisse sembler exagéré de croire que d’humbles appareils comme un fer à repasser puissent tranquillement suivre tous vos mouvements ou être utilisés à d’autres fins sournoises, apparemment 6% des sondés pensent qu’ils le pourraient – un chiffre qui monte à un sur dix en France

Rassurer sur la sécurité et la confidentialité

La sécurité du domicile est l’application de l’IoT pour laquelle les consommateurs expriment le plus d’inquiétude (30%), loin devant les voitures connectées (12%) et les systèmes de chauffage connectés (6%). Les répondants craignent que l’IoT pourrait signifier que d’autres ouvrent les portes de leur maison.

Ces chiffres sont tirés d’une étude réalisée par le Mobile Ecosystem Forum (MEF), un organe regroupant des acteurs de l’industrie mobile. Selon son directeur, Andrew Bud, l’IoT est un domaine qui devient un véritable centre d’intérêt dans l’esprit des utilisateurs mobiles.

Sans surprise, la confidentialité – ou son absence –  reste toujours une préoccupation majeure des utilisateurs. L’effet de l’IoT sur la sécurité est une inquiétude pour 70% des Américains et 69% des Français – contre 62% en moyenne pour les répondants.

Si la sécurité est la première préoccupation pour 54% des sondés, pour les britanniques ce chiffre grimpe à 67%. Au niveau mondial, 52% des utilisateurs estiment que les fournisseurs d’objets connectés devraient se comporter de manière transparente.

Les utilisateurs estiment-ils néanmoins que l’Internet des Objets constitue en soi une menace ? 21% répondent que oui, soit tout de même un sur cinq. Pour Andrew Bud, les résultats fournissent des indications précieuses pour les entreprises. Selon lui, les leçons à retenir sont de trois ordres.

« Lorsque vous accédez aux données de vos clients, ceux-ci vous accordent un niveau de confiance, et les entreprises doivent se souvenir de trois choses clés : n’en abusez pas, ne la perdez pas et soyez un bon steward. »

Mais le porte-parole du MEF estime que les organisations se montrent, en quelque sorte, trop réticentes à examiner attentivement la question. « Il ne semble même pas juste d’en parler » commente-t-il. L’industrie devrait faire le contraire, milite-t-il et elle devrait l’aborder « fort, clairement et franchement. »

Ce n’est pas difficile, mais Bud croit que l’industrie a besoin de le faire de manière raisonnée. « Crier à ce sujet, c’est utile lorsque l’industrie se parle à elle-même, mais inutile pour parler au consommateur. »

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